Légendes et mythes

Voilà le circuit idéal pour ceux qui sont dévorés par la curiosité. Vous découvrirez toutes les petites histoires et les secrets les mieux gardés d'Elorrio.

Pour commencer : la Giralda de Séville n'est pas qu'à Séville.

Que veut dire Elorrio?

Des palais qui réservent des surprises

Curiosités de la basilique

Iturrizoro

La fontaine folle

La légende de

l´ Errebonbillo

Les gardiens de la Biscaye

Les croix moltifonctions

L'origine des marques commerciales et des logos

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Que veut dire Elorrio ?

Rue San Pío

Pour commencer ce circuit de curiosités, découvrez l'origine du nom de la ville d'Elorrio. En basque, elorria veut dire aubépine. Le même mot s'emploie pour désigner les fruits rouges de cet arbuste.

 

L'abondance d'arbustes d'aubépine dans les alentours est à l'origine du nom d'Elorrio (champ d'aubépine). C'est pourquoi la feuille de cet arbuste est représentée sur le blason de la ville avec la silhouette d'un château.

Ces deux symboles réunis semblent faire référence aussi bien au patrimoine culturel que naturel de la municipalité.

Si vous allez jusqu'à la porte del Campo dans la rue San Pío, vous pourrez remarquer des feuilles du même arbuste. Cette porte est la seule des remparts à être encore debout.

 

Des palais qui réservent des surprises

Nous vous invitons à franchir les portes de certains des palais d'Elorrio. Vous serez plus d'une fois surpris.

 

Le palais Urkizu est désormais un établissement bancaire (Laboral Kutxa). Vous pourrez le vérifier par vous-même au numéro 5 de la rue Berrio-Otxoa, en face de l'Errebonbillo. Si vous faites le tour de l'édifice pour vous rendre à l'arrière, vous pourrez admirer un pont avec un bâtiment sur la rivière. Autrefois, ce pont reliait le palais et son jardin. Aujourd'hui, le jardin est un parking et le bâtiment qui est sur le pont abrite une école d'anglais.

 

Le palais Arabio situé au numéro 1 de la rue San Pío est également un établissement bancaire (Kutxabank).

Le palais Altzerreka Mendiola situé au numéro 27 de la rue Berrio-Otxoa dissimule la société gastronomique Altzerreka. Ces sociétés portent le nom de « txoko » dans le pays basque espagnol.

Si vous souhaitez connaître les txokos basques de l'intérieur, profitez de Buzkantz Jaia (la fête du boudin noir) qui a lieu pendant le pont de début décembre. Ce jour-là, toutes ces sociétés privées ouvrent leurs portes pour que vous puissiez goûter les quatre boudins finalistes du concours annuel et que vous votiez pour celui que vous préférez.

Palais Urkizu : 5, rue Berrio-Otxoa

Palais Arabio : 1, rue San Pío

Palais Altzerreka : 27, rue Berrio-Otxoa

Plus d'informations sur :

BUZKANTZA JAIA 

ELORRIO GASTRONOMIQUE

 

Curiosités de la basilique

Herriko Plaza (la place de la ville)

Faites le tour de la basilique par derrière pour découvrir son histoire de l'extérieur vers l'intérieur.

La Giralda d'Elorrio.

Le clocher.

Les derniers fonds pour les travaux du clocher arrivèrent en provenance de Séville avec la note suivante : « Pour qu'elle soit construite comme la Giralda ».

 

Le clocher de la basilique est effectivement une copie de la Giralda de Séville et fut même couronné par son propre Giraldillo, une girouette de presque 5 mètres. L'un des bras de la dernière girouette existe encore.

Il est conservé par les sœurs du couvent de Santa Ana.

Il fut arrêté sur le chemin de Durango alors qu'il essayait de se cacher et fut pendu le 30 avril sur la place d'Elorrio. La sentence ordonnait que son corps soit démembré et ses membres exposés dans différents lieux publics mais un groupe de prêtres récupéra le corps du défunt et l'emporta dans l'église pour lui donner sépulture.

 

Le maire, chargé de procéder au démembrement, en découvrant les faits et l'église fermée, ordonna qu'on l'ouvre à coups de hache. Les prêtres décidèrent donc d'ouvrir mais le corps fut introuvable.

Quand la population apprit que le voleur avait reçu sépulture en lieu saint dans le cimetière, elle montra son désaccord en le déterrant pour l'enterrer à l'extérieur de la ville. La tête de mort fut ensuite sculptée sur la façade de l'église en signe d'avertissement pour quiconque oserait commettre un tel méfait.

Construction du clocher de l'église

Le clocher de l'église fut construit grâce aux dons des paroissiens. Ceux qui ne pouvaient pas donner d'argent participèrent au transport de matériaux, y compris les jours fériés. Quarante jours d'indulgence étaient accordés à ceux qui participaient aux travaux.

L'indulgence n'accorde pas le pardon du péché en soi, mais dispense des peines temporelles que les fidèles devraient purger.

La tête de mort

Une histoire insolite est à l'origine de la tête de mort sculptée à l'extérieur.

 

Tout commença le 2 avril 1647, vers minuit. Domingo de Trotiaga, originaire de Durango, osa voler une grande lampe en argent qui brûlait devant le tabernacle de l'église San Agustín de Etxebarria. Le bruit qu'il avait fait en démolissant la porte avait alerté les chiens et le voisinage qui donnèrent l'alarme.

La tête de mort est située à l'extérieur de l'église, au niveau de l'abside, en face de l'Errebonbillo.

L'anecdote de la tribune de la basilique

Juan de Barasibar commença les travaux de la tribune de la basilique en 1627 et c'est le tailleur de pierre Rafael de Garaizabal qui les termina en 1632. Le grand arc surbaissé central mesure plus de treize mètres, ce qui fit douter de sa stabilité.

Pour prouver sa solidité, Garaizabal n'hésita pas à risquer sa vie en se mettant sous la clef de voûte, située au milieu de l'arc, au moment où le cintre utilisé pour sa construction était retiré.

 

On raconte que les paris allaient bon train dans un sens ou dans un autre et que Garaizabal lui-même gagna un peu d'argent.

 

Iturrizoro, la fontaine folle

Herriko Plaza (la place de la ville)

La fontaine située sur la place s'appelle « Iturrizoro » ce qui veut dire la « fontaine folle ». Elle existe depuis plus de 250 ans et a alimenté en eau cinq générations jusqu'à l'arrivée de l'eau courante. Point d'alimentation en eau, la fontaine était également un lieu de convivialité et de commérages.

 

Les gens du pays l'appelaient Iturrizoro car ils disaient que quiconque buvait de son eau devenait fou.

Même les chasseurs courageux d'Eibar n'osaient pas s'y abreuver et ils retenaient leurs chiens pour qu'ils ne boivent pas non plus. Et vous, oserez-vous goûter l'eau d'Iturrizoro ?

Sur la place en face de l'Errebonbillo

et devant la basilique.

 

La légende de l'Errebonbillo

Rue Berrio-Otxoa (en entrant sur la place)

Cette statue de bronze est un Errebonbillo. Son nom vient de l'ordre de tirer qui était donné en basque par le capitaine : « Erre bonbilloa ! » (« Brûle la cartouche ! »). Cette fête est célébrée le premier dimanche d'octobre  et 15 hommes et femmes parcourent la ville au son du txistu et du tambour, en s'arrêtant dans des endroits précis pour tirer des coups de feu en l'air. L'après-midi, Notre Dame du Rosaire sort en procession dans les rues et il y a des danses sur la place. La légende dit que l'origine de ce défilé remonte aux temps anciens de la bataille de Lepanto.

 

Six frères de la ferme Amandarro y participèrent sous les ordres de D. Juan d'Autriche et trois d'entre eux y périrent. Le village salua le courage de ses héros au travers des vers suivants :

 

AMANDARRON MUTILLIK EZ,

BAÑO BIZKAYAK PECHURIK EZ

« À la ferme Amandarro, il n'y a plus d'hommes mais grâce à eux,

il n'y a pas d'impôts en Biscaye. »

Les trois frères Amandarro qui survécurent, revinrent à Elorrio.

 

On raconte qu'en descendant du col de Kanpazar, ils contemplèrent leur ville natale et commencèrent à tirer des coups de feu en l'air en signe de joie pour annoncer leur retour.

 

On dit également que leur entrée dans la ville coïncida avec la procession de Notre Dame du Rosaire et qu'ils tirèrent des coups de feu pour la remercier d'être de retour à Elorrio.

 

Ce qui est certain c'est que ces salves sont devenues une coutume annuelle et qu'elles font partie de la procession de Notre Dame du Rosaire de la ville.

Pour en savoir plus, cliquez ici 

 

Les gardiens de la Biscaye

Palais Ossa. Rue Berrio-Otxoa

Le palais Otsa ou Ossa fut construit à la fin du XVIIe siècle. La famille Ossa était chargée de surveiller les gens de Gipuzkoa.

 

C'est pourquoi la lignée des Ossa était appelée « les gardiens de la Biscaye » comme le confirme la devise de son blason : « Para voz y centinela de Bizkaia ilustre cosa, se fundó la casa de Ossa, para que siempre estén en vela » (« Voix et sentinelle de l'illustre Biscaye, la lignée Ossa fut fondée, pour être toujours vigilante »).

Le palais est situé dans la rue Berrio-Otxoa, où l'on peut admirer le blason familial.

La devise, en revanche, n'apparaît que sur le blason de la ferme Otsabarrena, dans le hameau d'Aldape, à la frontière avec le Gipuzkoa.

 

Les croix multifonctions

Elorrio est la ville de la Biscaye qui possède le plus de croix. La croix de Kurutziaga est l'une des plus belles parmi les 9 qui sont conservés. Il y a plusieurs théories et mythes au sujet de l'existence des croix. Quelle est celle qui vous semble la plus convaincante ?

 

  • Ces éléments urbains signalaient la fin de l'expansion d'un hameau et les limites de la juridiction de la ville.

  • En cas d'épidémies contagieuses, les malades ne pouvaient pas s'approcher du village au-delà des limites marquées par les croix.

  • On croyait qu'ils empêchaient les sorcières de s'approcher.

  • C'était le dernier endroit où les voyageurs faisaient le signe de croix avant d'abandonner la ville et de partir en voyage.

  • Les cortèges funéraires des différents hameaux y descendaient pour rejoindre le cortège de la ville et se rendre à la basilique.

Les croix d'Elorrio :

  • Santa Ana : entre les rues San Pío et Elizburu, sur la place Santa Ana.

  • San Juan : dans la rue San Juan.

  • Kurutziaga : dans la rue Kurutziaga.

  • Iguria : au début de l'ancienne route d'Iguria.

  • Santa Elena : dans la rue San José.

  • Kurutzebarri : sur la route du hameau de San Agustín.

  • Kurutzondo : dans la rue Kurutzondo

  • Ganondo : dans la rue Montorra.

  • Chamberí-Txanberi : au début de la route d'Elgeta.

 

L'origine des marques commerciales et des logos

Rue San Juan

L'édifice Goiko-Errota (Otsa goikoa), qui a appartenu à la famille Otsa, porte les marques commerciales d'un marchand. L'une d'entre elles est gravée sur un écu supporté par deux lions ; l'autre, plus petite est supportée par une chimère.

 

Ces marques sont les ancêtres des marques et logos modernes. Le magasin actuel était autrefois un moulin. Le propriétaire utilisait ce « blason-marque » pour différencier son produit de ceux de la concurrence.

Il existe une autre marque de marchand gravée dans la pierre de l'un des côtés du palais Urkizu, sur la place. Cette marque commerciale date du XVIe siècle.

Mapa de Elorrio

Il existe d'autres circuits à thèmes    

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Calle Berrio-Otxoa, 15 

48320 Elorrio (Bizkaia) 

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