LES MÉTIERS TRADITIONNELS

Certaines professions étaient regroupées en corporations ; celle des ferronniers et forgerons exerça la plus grande influence socio-économique et politique.

LES MÉTIERS TRADITIONNELS

 

Même si le poids de l'agriculture continuait à être important dans la nouvelle ville, les habitants ne dépendaient plus de la terre puisque les artisans et les commerçants prédominaient. Certaines professions étaient regroupées en corporations, comme les menuisiers, les tailleurs de pierre, les fabricants de paniers, les tanneurs, les tonneliers, les tisserands et les charbonniers. Mais la corporation qui exerça la plus grande influence socio-économique et politique sur le conseil de la ville fut celle des ferronniers et forgerons.

 

L'artisanat du fer se développa jusqu'à devenir une industrie du fer. Les produits élaborés dans les forges de la ville n'étaient plus seulement vendus localement mais exportés vers de nombreuses régions de l'Espagne, de l'Europe et même de l'Amérique. Ainsi, l'objectif poursuivi par le fondateur de la ville qui souhaitait créer une route commerciale, fut atteint.

LA FABRICATION D'ARMES

Depuis la fin du XVe siècle et pendant les XVIe et XVIIe siècles, la ville d'Elorrio joua un rôle important dans la fabrication des armes blanches et des armes à feu. Les origines de cette activité pourraient remonter aux débuts de la propre industrie locale du fer.

 

Des documents attestent l'existence à Elorrio d'une importante industrie consacrée à la fabrication de piques et de lances ; ce n'est pas sans raison que les lanciers de la ville avaient acquis un grand prestige. Un rapport datant de 1575, signale qu'environ 3 000 piques et 1 500 lances sortaient chaque mois des forges d'Elorrio. Cet armement était destiné aux troupes impériales de Charles Quint et Philippe II d'Espagne y compris l'Armée des Flandres.

 

Les piques pouvaient dépasser 6 mètres de longueur, même si dans les régiments d'infanterie espagnols les dimensions réglementaires habituelles étaient 5,42 m ou 4,17 m. Pour pouvoir les fabriquer, de grandes quantités de bois de frêne étaient nécessaires, c'est pourquoi d'importantes forêts de frênes recouvraient les monts de la région.

 

Les usines locales ne fabriquaient pas que des armes, mais aussi des cuirasses, des casques, des boucliers et d'autres éléments de défense, parfois destinés à d'autres pays. En mai 1555, Joan García de Leaniz, né et vivant à Elorrio, signe un engagement écrit avec cinq maîtres armuriers pour la fabrication de 1 500 armures complètes, corselets et casques, à remettre au roi du Portugal, Jean III Le pieux.

FÊTE DES ANCIENS MÉTIERS   
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